Albert Kahn - Musée et Jardin: Vie des collections

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Vie des collections

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Expositions temporaires, hors les murs...


Après la faillite d’Albert Kahn, le département de la Seine acquiert en 1936 la propriété d’Albert Kahn à Boulogne et les Archives de la Planète.

Dès 1937, les jardins sont ouverts au public et des projections de films et de photos sont proposées aux visiteurs.

En 1968, le département des Hauts-de-Seine, créé depuis 1964, devient propriétaire du site et des collections dont il est garant de la conservation.

En 1986, l’établissement devient juridiquement un musée, désormais labellisé «musée de France».

Le Conseil général des Hauts-de-Seine consacre au fil des ans des efforts conséquents pour offrir au public un site et des prestations culturelles de grande qualité.

Outre la restauration des jardins dans leur état originel, le Conseil général a fait construire en 1990 une galerie d’exposition de 650 m2.

Celle-ci permet aux plus de 140 000 visiteurs de découvrir chaque année une partie des Archives de la Planète sous la forme d’expositions temporaires.

 

© CG92/Musée Albert-Kahn/Bénédicte de CHANGY

L'enrichissement des collections


Le Conseil général des Hauts-de-Seine acquiert régulièrement des œuvres pour enrichir les collections du musée Albert-Kahn, ainsi récemment une caméra d’époque ou lors de ventes aux enchères, des œuvres ayant appartenu à Albert Kahn mais qui avaient été dispersées lors de la vente de sa propriété du cap Martin.

Parmi celles-ci, figure un paravent offert par une Princesse d’Extrême-Orient à Albert Kahn et qui se trouvait à la villa Zamir. Figurent aussi des oeuvres de Mathurin Méheut pour la villa Miramar, tableaux qui ornaient un salon et rouleau peint, projet décoratif pour la salle à manger. Peintre officiel de la Marine, d’origine bretonne, Mathurin Méheut, fût l’un des bénéficiaires des Bourses autour du monde instaurées par Albert Kahn. Il collabora notamment avec les manufactures de Sèvres ou des Gobelins et décora plusieurs paquebots, dont le Normandie.

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En 2011, le musée a complété sa collection avec un objet d'une grande valeur : un chromodiascope 

 

Le nom de cet appareil d’optique, savamment formé en assemblant trois racines grecques, pourrait se traduire littéralement par « Observer les couleurs à travers », ou – plus joliment – par « Regarder en transparence les couleurs ».

 

Ce bel objet a été conçu par les frères Louis et Auguste Lumière, fils d’Antoine, le fondateur de la société, pour admirer en vision directe les plaques autochromes. Ayant poursuivi pendant plus de 15 ans la mise au point de ces premières photographies en couleurs authentiques, ils ont ensuite imaginé plusieurs dispositifs destinés à favoriser leur contemplation.

Le Chromodiascope est le plus sophistiqué et le plus rare : il ne fut proposé à la vente que de 1909 à 1911 (la commercialisation des plaques autochromes avait débuté en 1907).

Cette visionneuse de luxe est pourvue d’un mécanisme permettant d’enchaîner l’examen successif de plusieurs photographies sur verre (jusqu’à 12), que certains à l’époque appellent déjà des « diapositives », c’est-à-dire des vues translucides positives obtenues par un processus permettant d’inverser le négatif sans changer de support.

Outre cette mécanisation, qui présente selon ses inventeurs « une très grande commodité » de manipulation, le Chromodiascope est conçu pour offrir aux plaques en couleurs les meilleures conditions d’éclairement, afin de les dévoiler dans tout leur éclat. Les frères Lumière, pourtant à l’origine du cinématographe, considéraient l’autochrome comme « l’invention de leur vie ». Déposé le 16 juin 1908 sous le n° 400.741, son brevet le décrit comme « Appareil pour la vision des photographies polychromes ». Il fut obtenu le 22 juin 1909.

Par son souci du détail, de la commodité de maniement, cet appareil est représentatif de l’inventivité des frères Lumière, insatiables découvreurs qui mirent leur ingéniosité au service de bien d’autres domaines que la cinématographie et la photographie : Louis inventa par exemple un haut-parleur de papier plissé et, durant la Grande Guerre, un appareil à catalyse pour réchauffer l’habitacle des avions de combat. À 60 ans, Auguste se tourna vers la recherche médicale et fut le père du tulle gras encore utilisé pour soigner les brûlures.

 

Les expositions temporaires


La découverte des images prises par les équipes d’Albert Kahn permet de rencontrer les peuples du siècle dernier : une invitation au voyage dans le passé.

Le musée organise annuellement une exposition temporaire à partir de ses collections.

Les thèmes, géographiques, historiques, politiques et sociaux contenus dans les films et les photographies permettent d’aborder un pays ou une ville au début du XXe siècle : la Macédoine, la Suède, l’Irlande, le Maghreb et l’Inde, la Bretagne et le Japon ont fait récemment l’objet d’une exposition.

Pour découvrir ou redécouvrir les expositions sur le Bretagne (2009-2010) et le Japon (2010-2011), reportez-vous au sommaire situé sur votre droite.   

Le sujet choisi peut également traiter d’une question plus générale comme le centenaire de l’autochrome ou d’un thème particulier comme le jardin du lettré en Chine du Sud.

Retrouver dans le document joint la liste des expositions passées.

 

Affiche de l'exposition Le Jardin du lettré

Musée Albert-Kahn - Département des Hauts-de-Seine

 

Dans la galerie de l'expostion En quête d'Irlande

© CG92/Musée Albert-Kahn/Bénédicte de CHANGY

 

Les expositions photographiques en plein air


Depuis 2005, le musée invite des photographes contemporains à présenter leurs œuvres dans les jardins.

Ces artistes ont en commun avec Albert Kahn de s’intéresser aux modes de vie du monde entier et d’adopter le point de vue du témoin.

Ont été présentées : Architectures et Expressions Populaires. Sites Sacrés dans le Monde de Marianne Ström, Le Japon d’aujourd’hui de Tibo, La France au format paysage de Jean-Pierre Gilson, Photos.docks. Promenade portuaire de Nantes à Lorient de Yves Berrier, Esprits des fleurs de Toshio Shimamura, Secrets de Tribus. Hommage à une Inde méconnue d’Asha Thadani, O sumo San de Philippe Marinig.

Du 26 mars au 28 avril 2013, est présentée l'exposition "De jardins en paysages" de Pierre Thibaut.

>> Découvrir l'exposition

  

Vues contemporaines des folies Siffait

© Pierre Thibaut 

 

 

 

Les évènements hors les murs


Le musée participe régulièrement à des expositions ou manifestations organisées par d’autres institutions. Paris en couleurs, à l’Hôtel de ville de Paris, Paris et ses expositions universelles, architectures 1855-1937, Du Bosphore à l’Adriatique, en 2009, à la Conciergerie (Centre des monuments nationaux), L’Alsace d’Albert Kahn, en janvier 2010, à la Maison de la Région – Strasbourg, Les archives de la planète Albert-Kahn à Kanagawa (Japon) en mars 2011, Meheut et les photographes au musée Mathurin Meheut à Lamballe en 2011, La norvège en couleurs, 1910 au Norsk Folkemuseum d’Oslo en 2012 .

En ce moment :

Jusqu’au 30 juin, le musée Albert-Kahn prête des œuvres au musée de la Marine pour l’exposition « Mathurin Méheut (1882-1958) » au Palais de Chaillot. On peut y admirer La panthère, Le cactus et Le jaguar, trois tableaux provenant de la villa Miramar, propriété d’Albert Kahn au cap Martin, deux gouaches, La forêt de bambous et Jeune femme à la lecture dans un parc, ainsi que deux assiettes en faïence « Henriot Quimper» à décor marin.


Avec l’exposition « En couleurs et en lumière. La photographie autochrome, dans le sillage de l’impressionnisme, 1903-1931 », le musée de Normandie présente à Caen du 27 avril au 29 septembre une quarantaine d’autochrome issues des Archives de la Planète.

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Si vous voulez présenter des images issues des collections du musée Albert-Kahn pour une exposition, merci de contacter le service de cession de droits.

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Le musée propose une déclinaison de ses expositions temporaires dans une version itinérante. Ainsi, En quête d’Irlande. Reflets sensibles, 1913 a été montrée en France, et en version anglaise en Irlande, à Galway et à Dublin. Infiniment Indes a été montrée en Inde à New Dehli et Bombay en décembre 2009 et janvier 2010 sous le nom The Albert Kahn Collection – Journeys to India.

Si vous êtes intéressés pour accueillir une exposition temporaire dans une version itinérante, merci de contacter : Martine Espalieu-Ruby : mruby-museeakahn@cg92.fr

 

Les montages contemporains des films d’archives sont régulièrement présentés dans des congrés (FIAF 2004 et 2008), des programmations de cinémathèques régionales, des ciné-concerts (auditorium du Louvre, Inventaire avant disparition avec Laurent Garnier) et des festivals : Jules Verne à Amiens, Confrontations à Perpignan et ImagiMer à Saint-Cast-Le-Guildo, le festival du film de Sarlat, Image de Ville à Aix-en-Provence, Cinéfeuille à Gaillac…

En août 2009, deux films des collections issus des Archives de la Planète ont été projetés à la cinémathèque brésilienne à São Paulo.

Le grand prix du long-métrage du Fi@mp 2006 (Festival International de l’Audiovisuel et du Multimédia pour les musées)/ICOM-AVICOM a été attribué au documentaire Le Banquier, le Maréchal et le Missionnaire, regards des années 20 sur l’Outre - mer réalisé par Jocelyne Leclercq-Weiss (musée Albert-Kahn).

Bretagne : voyager en couleurs


Exposition présentée dans la galerie du 20 octobre 2009 au 29 août 2010.

Une rencontre avec une Bretagne familière et pourtant inédite. Un voyage dans le temps, au début du vingtième siècle, en 140 autochromes et plusieurs films.

Au début du XXe siècle, la Bretagne est une région au caractère authentique. Les premiers autochromistes parisiens là découvrent en suivant les guides touristiques. Photographes amateurs, professionnels ou opérateurs des Archives de la Planète, ils vont y expérimenter le procédé autochrome inventé en 1907. Les photographies en couleurs véritables qu’ils rapportent illustrent des sites célèbres, des paysages maritimes, des scènes de la vie rurale ou des cérémonies religieuses. L'exposition regroupeait 135 photographies et des films, issus des collections du musée Albert-Kahn ainsi que d’autres fonds pour un voyage inédit sur les terres de Bretagne.


Outre des autochromes issues des collections du musée Albert-Kahn, l'exposition contienait aussi des autochromes des fonds de la Société Française de Photographie, de la Cinémathèque Robert-Lynen, du musée de Bretagne et du fonds privé Gustave Gain.

La visite commençait par une introduction technique avec accès des d’objets pédagogiques qui permettaient de comprendre les procédés de l’autochrome et de la photographie des couleurs. Différents autochromistes étaient présentés. 


Le parcours devenait ensuite thématique : 


  • Par les champs mettait en avant le caractère représentatif ou pittoresque des villages et de leurs habitants.
  • Puis Par les grèves, signalait combien la côte était un passage obligé et plein d’attraits pour les photographes qui suivaient souvent le parcours des guides touristiques.
  • Dans une partie spécifique, Couleurs du temps présent, la valeur de témoignages sur la société de ces images des années 1910-1920 était soulignée.
  • La grande Troménie de Locronan en 1929, procession religieuse ancestrale, constituait une partie à part entière puisqu’elle avait été photographiée mais aussi filmée en noir et blanc et en couleurs.
  • Le voyage se terminait par une projection d’autochromes de vues de ports et de couchers de soleil, qui révèlaient la beauté de la nature et favorisaient l’imaginaire.

 

 

Une présentation de l'exposition en vidéo.

 

Clichés japonais. 1908-1930, le temps suspendu.


Cette exposition a été présentée du 9 novembre 2010 au 18 septembre 2011.

Les opérateurs du banquier ont voyagé au Japon lors de périodes charnières correspondant à trois règnes impériaux (ères Meiji, Taishô et Shôwa). Une époque où le pays est en pleine mutation sans que pour autant disparaisse un patrimoine culturel désormais atemporel.

Le 13 novembre 1908, le banquier Albert Kahn (1860-1940) effectuant un tour du monde, fait étape au Japon pour ses affaires. Auparavant, il a fait former à la photographie et à la cinématographie son chauffeur Albert Dutertre. Ce dernier, pendant le séjour d’une vingtaine de jours en terre japonaise, tient un carnet de voyage et prend des photographies noir et blanc en relief.
Le Japon que les deux hommes visitent s’est ouvert sur le monde depuis le début de l’ère Meiji (1868-1912). Une modernisation et une industrialisation fulgurantes  cohabitent cependant avec un Japon encore traditionnel et immémorial. Le banquier éprouve un tel attachement pour ce pays qu’il a d’ailleurs fait aménager un jardin japonais dans sa propriété de Boulogne.

Deux autres opérateurs des Archives de la Planète – un projet d’Albert Kahn visant à constituer une mémoire iconographique des modes de vie voués à disparaître – sont envoyés au Japon. Stéphane Passet en 1912 puis Roger Dumas en 1926-1927 rapporteront de leurs voyages des films noir et blanc et plus de 2 000 autochromes (1er procédé industriel de photographies en couleurs véritables).

Les images qu’ils rapportent ont un tel caractère atemporel qu’elles gardent encore leur pertinence, près d’un siècle plus tard.  Elles sont les ambassadrices d’un Japon inspiré.

> Sens de la visite

Le parcours déclinait les thèmes suivants :

Visible grâce à des lunettes bicolores, Voyage en relief présente un montage des photographies en relief prises par Albert Dutertre commentées avec des extraits de son carnet de voyage.
L’âme du paysage : l’importance accordée à la nature dans la civilisation japonaise est telle que toute une sociabilité se développe autour d’elle : dans la célébration des fleurs du printemps, des feuilles d’automne, ou dans la sanctuarisation de sites réputés pour être le siège des kamis (divinités shintô).
Poésie en jardins : œuvres d’art total qui invitent à la contemplation méditative et au frisson poétique, les jardins japonais sont les écrins de cet art de vivre qu’est la promenade au Japon, et une source d’inspiration pour Albert Kahn dans l’aménagement de sa propriété de Boulogne.
Théâtre Nô et Soies d’apparat rendent hommage à l’esthétique japonaise issue de l’ancienne culture de cour, dont l’élégance se fonde sur la subtilité des détails.
L’esprit des lieux met en valeur la recherche d’harmonie avec la nature qui préside à la construction des sanctuaires shintô ou bouddhiques.
Vivants rituels rend compte de l’empreinte de la spiritualité dans la vie sociale tandis que Campagnes photographiques entretient la mémoire d’une vie rurale en voie de disparition.
Enfin, Hôtes de marque nous rappelle qu’Albert Kahn entretenait des rapports privilégiés avec la famille impériale, ce qui a permis aux opérateurs des Archives de la Planète d’effectuer des prises de vue inédites pour l’époque.

Au total, ont été présentés :

-    Un montage sonorisé de photographies noir et blanc en relief datant de 1908-1909 (ère Meiji).
-    94 reproductions d’autochromes datant de missions effectuées en 1912 (ère Taishô) et en 1926-1927 (ère Shôwa).
-    6 montages de films d’archives noir et blanc.
-    Différents équipements et meubles d’époque, issus d’une collection privée, et du mobilier de la maison rurale des années 1860, propriété de l’association la maison de Kiso.

 

 >> Découvrir l'exposition en vidéo


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Site Internet du conseil général des Hauts-de-Seine

albert-kahn.hauts-de-seine.net est un site du conseil général des Hauts-de-Seine